~ღ~ღ~ღ~sont plus funestes_____
~ღ~ღ~ღ~que celles du corps. " __
___________Cicéron_______
Pourquoi, à une heure et des poussières du matin, alors que, comme tous les gens normaux, je devrais dormir, ce sourire béant et innocent aux lèvres, je me décide à épancher un coeur douloureux sur un blog, sky qui n'intéressera personne ? J'ai hésité. Assez longtemps. Puis je me suis décidée. Me voilà. Pour le meilleur et le pire (surtout le pire).
Elle est née sans passé, une journée pluvieuse de 1992. Elle a un prénom pendant 3 mois de sa vie, mais, ultime caprice de ceux qui allaient devenir ses parents, elle perdit le dernier lambeau de son "identité". Une brulure de cigarette sur la tapisserie de sa généalogie. Grande chance que tout ai brûlé dans l'incendie.
Elle est une Miss très sage, modèle, surnommé "pot de colle" dans son enfance, car en manque constant d'affection, cherchant désespérement à combler le vide poignant dans sa poitrine.
Puis les années de primaire arrivent. Tout va bien, jusqu'aux deux dernières années.. Incapacité à s'intégrer à un groupe "social", plus communément appelé camarades de jeu. Crises de larmes, incompréhension, un mal être profond qui l'entredéchire chaque soir. Que voulez-vous dire à une pauvre enfant qui pose son sac à terre et fond aussitôt en larmes dans vos bras ?
Le collège ne l'aida pas non, elle était différente, aimait apprendre, était curieuse de tout, et fut ainsi cataloguée dans la liste de chose non fréquentable. Elle subit des remarques acerbes, des critiques acérées... Et le cercle vicieux des pleurs chaque soir, parfois seule dans sa chambre, blottie sur son lit, parfois dans les premiers bras qu'elle trouvait une fois la porte franchie, se renouvela.
C'est à ce moment là que tout commença.
Jeune adolescente au poids santé, on se cessait de la traiter de "grosse", "sale vache", "énormité". Désorientée, elle osilla entre hyperphagie et anorexie. Et commencèrent les premières coupures sur ses bras.
Rien ne l'arrêta.
Elle eut son brevet haut la main, avec mention, petite solitaire au coeur douloureux, et rentra en seconde, effrayée par avance de tout ce monde qui heurtait sa timidité. Elle voulait se renfermer, mais SA présence l'obligea à s'ouvrir. Cependant incapable d'aligner deux mots, de rire, de plaisanter. Et la maladie refermait toujours sur elle ses griffes d'acier.
L'hyperphagie disparut, au profit de quelques crises de boulimie. Puis, en milieu de seconde, prenant réellement conscience de son poids et son corps, de son obésité, de sa place dans l'espace, elle tomba dans l'Anorexie.
Elle rencontra alors, lointain, un jeune homme, qui la convaint de guérir. Elle essaya. Deux semaines. Presque 4 Kg. L'horreur. Et elle replongea.
Désormais, Miss ne mange plus que deux "repas" par jour, qui en quantité n'en valent même pas un, a toujours l'impression d'avoir trop mangé alors qu'elle n'a avalé que deux bouchées, maudit sa famille de ne pas la laisser vomir, se restreint toujours plus, parce que son objectif, c'est se plaire, et se plaire, ce n'est pas aimer ce tas de graisse qu'elle est.